Opiums des sentiers de silence

Ce soir

Une pluie de fées grivoises

Goûtent indolentes

Un mets de coq au miel

Dans mon coin

J´observe d´un œil circonspect

Le corps organique qui réclame l’attention

(alors qu’on ne voudrait que le mépriser)

Et j´enfouis dans le tapis de verdure

Mes yeux « noisettes pas mûres »

Je gratte jusqu´aux racines

Une terre où je respire des coccinelles

Face aux falaises nord

Noires du Sichuan

(soupir –       c’est si important un amour)

Mon souffle agrippé aux nuages

Cherche les molécules d´âme

En écoutant le yack bavard

Les rails condamneraient

De leur fer

Notre peine, et vous, Monsieur

Vous en seriez heureux

Est-ce la  peine de s´entêter ?

–          Soupape la torpeur –

Jaunisse de faïence

Le violoniste joue des volutes

Qui transpirent dans mon âme

Vous, plus haut que la muraille,

Vertige de silence

Ombre de pétales

Gracile tige de bambou

Courbe, sanguinole

En sol et seule                                  Flambe au vol

Et moi, je déracine

Ecarquille le paysage

D´un regard qui s´espante

Mais où êtes-vous ?

C´est du charabianois

Tandis que le policier communiste

Chorégraphie sa paresse

Je songe à vous

Et martèle de connivence

Votre entêtante solitude

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